Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Frédéric Augendre, le texte et l'image

Photo : quelques instantanés d'expos parisiennes

15 Mars 2014, 16:36pm

Publié par Frederic Augendre

martyrs_egypte_denis_dailleux-6322.jpg

Des portraits frontaux, les proches des défunts photographiés sans effets ni pathos (Photo F. Augendre)

 

Dans "Martyrs de la Révolution", Denis Dailleux rend hommage à de jeunes Egyptiens morts lors des évènements qui ont conduit au renversement de Moubarak. Chacun de ses tryptiques rassemble une photo des proches du défunt, une vue d'un lieu (ou il a trouvé la mort ou a vécu), et une image mémorielle (un portrait encadré, ou encore ce mug sur lequel figure le visage du disparu ...). Ce travail d'une grande sobriété est dénué de pathos et, pour ces raisons, d'une force incontestable.

L'exposition à la galerie Fait et Cause est aujourd'hui achevée, mais la série sur les martyrs de la révolution reste visible sur le site de Denis Dailleux.

 

Près de la place Clichy, le Bal accueille le travail des Sud-Africains Mikhael Subotzky et Patrick Warehouse sur Ponte City, une tour de 52 étages bâtie à Johannesburg pour des logements de luxe pendant l'apartheid, aujourd'hui totalement déglinguée et habitée par une population défavorisée. Cette exposition offre à la fois un regard sur le passé et sur le temps de l'apartheid, et une plongée dans la vie sud-africaine d'aujourd'hui.

 

Exposition_Ponte_City_au_Bal-0687.jpg

Ponte a été l'objet d'un projet de rénovation, qui a capoté avec la crise de 2008 (Photo F. Augendre)

 

Exposition_Ponte_City_au_Bal-0686.jpg

Des murs d'image reconstituent la topographie de la tour, étage par étage (Photo F. Augendre)

 

Ponte City est visible au Bal jusqu'au 20 avril 2014.

 

Exposition_Paris_14-18-0250.jpg

Les jeux des enfants parisiens (Photo F. Augendre)

 

Charles Lansiaux (1855-1939) a photographié la première guerre mondiale sans la voir. Les tranchées sont loin, mais pourtant la guerre est là : les traces des bombardements, le rationnement, la presse et la censure, la vindicte contre les commerçants soupçonnés d'être du parti de l'étranger, le retour des blessés. C'est à la fois la découverte d'un grand photographe méconnu et un témoignage historique remarquable sur la vie des Parisiens en 14-18, et tant pis si l'exposition est chichement éclairée et curieusement mise en scène, et livrée dans une mise en scène un peu cheap à mon goût.

 

"Paris 14/18, la guerre au quotidien" est à la galerie des bibliothèques de la Ville de Paris, 22 rue Malher (Paris 4eme) jusqu'au 15 juin 2014

Commenter cet article