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Frédéric Augendre, le texte et l'image

Voile : avec le M34 Omanais à Quiberon

2 Avril 2012, 06:33am

Publié par Frederic Augendre

 

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Pas besoin de beaucoup de vent pour que sur le M34 tout l'équipage soit au rappel dans les filières (Photo F. AUGENDRE)

 


Depuis quelques mois j'ai commencé dans le mensuel Voiles et Voiliers une série d'articles sur les manoeuvres en régate. L'exercice est d'autant plus plaisant qu'il me rajeunit carrément : voici une trentaine d'années, c'était précisément mon job à bord des voiliers de course, équipier numéro un, en charge de la plage avant, et cheville ouvrière dans l'essentiel des manoeuvres. Les techniques ont un petit peu (à peine) changé, les équipages que je prends pour modèle dans ma série tournent probablement un poil plus rond que ceux dans lesquels j'évoluais, mais pour le reste, l'exercice journalistique s'apparente à un réjouissant rafraîchissement de beaux souvenirs.

 

Afin d'emmagasiner une nouvelle série de manoeuvres (il y en a, des cas de figure possibles, pour qui régate autour de deux bouées) j'étais fin mars à Quiberon, avec l'équipage professionnel du M34 d'Oman Sail, et les hommes du MC34 "Courrier Vintage", dont on reparlera dans un prochain billet. Pour avoir passé une semaine en reportage dans le sultanat d'Oman l'an passé (article à paraître prochainement dans Voiles et Voiliers), je connaissais cette "sailing academy" et ses principes de fonctionnement, mais c'était quelque chose que de partager pour un week-end le quotidien de cet équipage très international préparant le prochain Tour de France à la voile.

 

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Shane, Irlandais, partage avec Majid le réglage des voiles d'avant (Photo F. AUGENDRE)

 

Un léger turn-over s'est opéré cet hiver chez les coureurs omanais du M34 (entre celui qui est passé sur le MOD70 de Sidney Gavignet et ceux qui restent à la maison), si bien que Cédric Pouligny, le barreur français du M34, n'a récupéré que deux équipiers de la saison passée, Ali (équipier d'avant) et Ahmed (piano, c'est à dire en charge des drisses). Avec les quatre nouveaux, il faut reprendre tout un cycle de formation (nous parlons là de navigateurs qui ont découvert la voile voici deux ou trois ans pour les plus anciens), en anglais s'il vous plait, et même avec traduction simultanée en arabe pour un nouveau larron, très à l'aise sur le pont d'un bateau (il est marin-pêcheur), mais pas polyglotte pour un rial.

 

"Double compétence, tu pourras l'écrire", s'est vanté Cédric Pouligny en rigolant, pendant une séance de tableau noir. J'aurais plutôt pensé triple casquette : skipper, moniteur et interprète. J'ai donc suivi quelques briefings, ils ont couru leurs footings sans moi, mais le préparateur physique de l'Ecole nationale de voile qui hébergeait le stage m'a suggéré pendant la gym de poser mon appareil photo pour me joindre à la fête. Je confirme que le jean n'est pas le vêtement le plus pratique pour les exercices au sol, mais je n'étais pas malheureux d'avoir travaillé le gainage ces derniers temps en préparation de la Transquadra.

 

Cornaqué par Gérald Veniard, qui sur le Tour de France a en charge la stratégie de route pour les longues étapes, mais débarque lors des régates "inshore" où il apporte un regard extérieur, je n'ai pas chômé du week-end : ce sont plusieurs mois de parution qui ont été mis en boîte. Et comme on ne travaille pas non plus avec des oeillères, j'ai profité de quelques moments de grâce, comme ce survol d'hélico dans une belle lumière matinale :

 

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Devant Port-Haliguen, entre deux empannages, un matin de mars (Photo F. AUGENDRE)

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